DARWIN CLIMAX FESTIVAL, RENDEZ-VOUS LE 8/9/10 Septembre 2023.

DARWIN CLIMAX FESTIVAL, 9/10/11 Septembre 2022.

Malgré un quotidien chargé, oscillant entre école d’art et livraisons pour Uber Eats sur un Ludix, Louis AKA La Fève a su trouver du temps pour sa passion : la musique. Vétéran de Soundcloud, le jeune enchaîne les EPs (notamment la série « Nocturne »), profitant de la liberté créative qu’offre la plateforme. Cette liberté, ainsi que la communauté aux propositions artistiques originales qui y évolue, a permis à beaucoup d’artistes de se construire une identité singulière. La Fève en est un exemple.

En 2019, il rencontre un collectif éclectique, Walone, à la palette de compétences très complète. Qu’il s’agisse de photographie, réalisation, stylisme ou de communication, ses membres savent tout faire. Le groupe et le rappeur collaborent sur la réalisation d’un clip puis vont à Rotterdam, où ils tournent les clips de « Lady D » et « 300E la plaquette ». Lors de ce voyage naissent des amitiés et « LAF » rejoint le collectif. Les membres du collectif endossent aussitôt les rôles de producteur, directeur artistique ou encore manager.

À la rentrée 2020, désormais surentraîné et bien entouré, La Fève passe au next level en nous livrant l’EP KOLAF, en collaboration avec le beatmaker marseillais Kosei. Le projet reçoit des critiques extrêmement favorables et représente un véritable bond en avant dans les carrières respectives des deux artistes. Ils s’imposent non seulement en tant que rookies à suivre de près, mais surtout en porteétendards d’une nouvelle « géné » aux propositions uniques.

Après plusieurs featurings très remarqués courant 2021 (Captaine Roshi, Edge, Khali ou encore J9ueve), La Fève annonce un retour fracassant avec le morceau « Mauvais Payeur », plus d’un an après la sortie de KOLAF. Signée Demma, l’instrumentale, sombre et pesante, à l’instar du visuel monochrome de sa cover, accompagne le rappeur toujours aussi précis et tranchant. Le morceau entre dans le Top 200 Spotify. À une heure où la musique se consomme vite, où le marché est sans cesse saturé par quantités d’artistes, La Fève nous montre qu’il prend le temps de peaufiner des morceaux de qualité. Avec ce come-back La Fève se positionne en petit prince du rap et nourrit énormément d’attentes. Ce dernier est enfin prêt à justifier le succès de KOLAF avec la mixtape ‘ERRR’.

Épaulé par ses beatmakers favoris, comme Kosei, Freakey, Lyele Gwap ou encore DoomX, La Fève est plus polyvalent que jamais. Abondance de flows et gimmicks incisifs portent des textes qui dépeignent son quotidien et celui de ses proches sur ce 18 titres. Trap, argent et honneur sont les maîtres mots. Sa nonchalance posée, propre au personnage, est toujours au rendez-vous mais La Fève nous paraît plein d’une ambition tempérée par une appréhension des changements qui vont de pair avec le succès : les faux amis et les traîtres le guettent.

En featuring sur cette mixtape, on retrouve S.Téban et Zamdane deux rappeurs de la nouvelle vague marseillaise, mais également $ouley, figure respectée du milieu Soundcloud français. L’année 2021 a été riche en rencontres, nouvelles expériences et en sources d’inspiration grâce auxquelles l’artiste du 94 marquera cette fin d’année avec un produit soigneusement travaillé. Autant dire que nous n’avons pas fini d’entendre parler de cette mixtape.

LA 

FAMILLE MARA BOUTAGE

 

BUSY-P

Du dancehall au baile funk jusqu’aux scènes les plus secrètes du gqom sud-africain ou du tarraxo : avec des artistes invité·e·s des quatre coins du monde et un crew de danseur·se·s surmotivé·e·s, le collectif marseillais Maraboutage connaît la recette magique pour envoûter les dancefloors.

Du hip-hop, le cofondateur du projet Maraboutage a dérivé vers la soul, la ghetto house, la minimal, avant de s’orienter plus radicalement vers l’afrofunk et les sonorités traditionnelles d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Orient. « Fela Kuti, ça a été la plus grosse gifle de ma vie », se souvient-il. L’idée de départ, avec son acolyte et directeur artistique Ben, c’était ainsi « d’ouvrir le spectre » de ce qui s’écoutait sur les pistes de danse marseillaises, puisant « des racines jusqu’à soundcloud : revendiquer l’afrofuturisme ».